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Les Orcs

Avant que les civilisations ne disparaissent, le peuple des peaux vertes comptait de nombreuses tribus aux multiples rites et coutumes, disséminés à travers le monde.

 Leur aspect, leur taille et leur dangerosité dépendant très souvent du milieu dans lequel ils vivaient. En effet, sauf cas exceptionnel, les tribus d'orques et de gobelins étaient fidèles à leur territoire d'origine. Leur langage est basique mais efficace, ils communiquent entre eux par des borborygmes gutturaux assez diversifiées auxquels s’ajoutent quelques mots d'une langue énigmatique. Lorsqu’ils parlent la langue commune, leur ton est empreint de la haine qu'ils éprouvent à la pratiquer.

Les orques n'ont peur de rien. Leur soif du combat n'a d'égal que leur instinct primitif. Ces créatures sont d'une résistance supérieure et la fierté qu'ils éprouvent à survivre aux incessants combats dont est faite leur vie inspire le respect à leurs ennemis.  Le plus grand honneur pour un orque est de mourir au combat. Le nuage de poussières que soulève une armée d'orques qui charge, fit frémir maintes grandes puissances d'antan.

L'orque le plus gros, le plus armuré et portant le plus de trophées est bien souvent le chef de la tribu. Celui-ci fait régner la loi dans sa tribu.  

Les gobelins vivent constamment dans la peur de leurs cousins les orques. Selon leurs lois tribales et comme le veut la coutume, dans une même tribu les gobelins sont hiérarchiquement plus bas que les orques.

Ils sont plus frêles, plus petits, moins primitifs dans la conception de leur existence, et nettement plus couards, ce qui peut être expliqué par leur intelligence plus marquée et un instinct de survie plus développé. Un gobelin plus grand et moins bête que les autres peut espérer devenir "quelqu'un d'important". Ils vivent soit en tribu, soit à la solde des orques et forment des groupes organisés, perpétrant les actes les plus vils dés qu'ils en ont l'occasion. 

Bien que répartis en de nombreuses tribus, les peaux vertes en comptaient trois majeures qui ont prospéré jusqu'aux grandes guerres.  

    Dans les plaines arides vivaient les Gorgotes, dont Furog l’Égorgeur était le chef. C’était un être hybride, né d’une mère Orque, fille du chef des Gorgotes et d’un gobelin, riche et influant chef d'une grande tribu rivale.

Malin, sournois, de plus en plus imposant, il devint rapidement quelqu’un d’important. En égorgeant un à un tous ceux qui lui tenaient tête ou posait des problèmes, Furog parvint très vite au statut de chef des Gorgotes. On dit même qu'il égorgeât son père pendant que celui-ci urinait et brandit ensuite fièrement sa tête décapitée devant la tribu en se proclamant grand chef. Son surnom d'égorgeur lui fut dés lors attribué. Le coté gobelin de Furog attisant la convoitise de jours meilleurs, de nombreux gobelins rallièrent peu à peu sa bannière. Il scella involontairement une alliance entre les deux races cousines.

Les Gorgotes sont alors devenus très dangereux, la coopération entre la malice des gobelins et la force des orques leur a permis d'agrandir leur territoire et de prospérer tout en dissuadant de potentiels ennemis.

    Dans les montagnes de l’ouest vivaient les Impies, de Rothbaal le malaxeur, qui était connu pour écraser les têtes de ses ennemis à mains nues. Des Orques cannibales à la peau brune dont les pillages et les génocides furent plus que monnaie courante. Le sang de leur victime, et d'autres ingrédients, leur servait à fabriquer une potion de rage qui décuplait leur force lors des batailles. Ce breuvage avait tendance à les rendre dépendant. S’ils en abusaient, ils finissaient par devenir fou, apathique et mourraient de faim dans une sombre caverne leur servant de demeure.

   Enfin, les forêts proches des contrées plus hospitalières abritaient une tribu d'orques un peu moins radicale dans ses carnages mais tout autant à craindre. Des orques à la peau vert foncé qui vivaient en relative paix avec les peuplades voisines, Ils s’appelaient les Brolgors. Leur artisanat était rudimentaire, mais les marchands étrangers leur achetaient beaucoup de fourrures, d’ornements et de bijoux, recherchés pour les matières rares qu'ils contenaient.

Leur cupidité passait avant tout, si une transaction ne se déroulait pas comme prévu et que les Brolgors étaient contrariés, ils se vengeaient discrètement, rapidement et souvent de nuit pour ne pas mettre en péril leurs futurs échanges.

Leur chef, Balgrog le furieux avait appris par expérience, à réfléchir de la sorte, c'était pourtant le plus susceptible, le plus impulsif, le plus fier et le plus fort d’entre eux. La vieillesse commençait déjà à avoir raison de lui, sa force quasiment intacte lui permettait de tenir tête aux concurrents et son amour des combats le rendait encore plus redoutable. Les seigneurs des autres races ont appris à cohabiter avec lui et celui ci s'en est accommodé par avidité pour le confort et les richesses du commerce.

Les Brolgors

Avant que " l’Ère Sauvage" ne commence, Les Brolgors firent l'objet d'une étrange visite. Un homme vêtu de longs vêtements noir, se faisant appeler Kardrak, se présenta aux portes du camp. Il demanda à rencontrer le chef Balgrog, il apportait un message qu'il disait particulièrement important.

«  Tout puissant Balgrog, je viens t’offrir la survie de ton peuple. Les prêtres de la lumière ne sont plus, la guerre fait rage dans les collines du soleil, l’empereur Galature est mort. La paix entre les races a cessé. Je viens t’annoncer que les Elfes des bois ont de sombres desseins. Ceux-ci sont fourbes. Pendant que vous vous croyez en sécurité, chacun sur ses terres, ceux-ci convoitent vos richesses et souhaitent détruire ta tribu ! Ils veulent purifier la forêt des peaux vertes !  Pour t'aider je te propose un marché, je suis un mage très puissant et les elfes possèdent quelque chose qui m’intéresse au plus haut point ! Mais  je ne peux y arriver seul. Ensemble nous pouvons les vaincre ! Avant qu’ils ne passent à l'acte… »

Entendant ces mots, Balgrog entra dans une rage folle. Il se leva, rugit sa haine à l'encontre de ses sournois voisins puis brisa la table en bois massif d’un coup de son énorme poing et respira lourdement pendant plusieurs minutes en regardant fixement le sol. Toute l'assemblée attendait les prochains dires de Balgrog. Au bout d'un certain temps, il leva la tête et laissa apparaître son visage déformé par la folie meurtrière qui précédait depuis de longues années toutes les batailles que le chef avait menées. Il se dirigea vers la foule s'arrêta et dit, dans la rude langue de son peuple : 

« Orques de Brolgors ! Mes guerriers ! Les elfes nous ont trahi ! Qu’ils soient maudits  !!! Les loups dévoreront leurs carcasses avant la prochaine lune ! Détruisons leur royaume ! Faisons leur payer le prix de la lâcheté !! »

L'assemblée de peaux vertes exprima sa joie par un vacarme assourdissant. Chacun se précipitant vers ses armes, criant des insultes à l'encontre des futures victimes, jubilant d'avance et développant oralement les supplices qu'ils allaient leur faire subir

Contemplant fixement l'enthousiasme de son peuple, Balgrog eut presque oublié Kardrak si celui ci n'avait pas essayé de le sortir de sa transe par une main qu'il posa impudemment sur son bras. Ni une ni deux, Kardrak se retrouva projeté au sol, plusieurs mètres plus loin, par un impressionnant revers de la main droite de Balgrog.

« Toi, tu peux venir mais si tu es sur ma route je te briserai le cou, après avoir fracassé tous tes membres ! Ne t'avise plus de me toucher, ordure de Cul rose !! »

La tribu, sous l'impulsivité de leur chef, entra donc en guerre. Une nuit, ils prirent d’assaut la forteresse des elfes qui, dans la surprise la plus totale, furent anéantis.

La bataille terminée, du Haut Peuple il ne restait plus rien, les rares survivants avaient soit fui, soit étaient retenus prisonniers pour l'amusement de la tribu.

Balgrog se tenait au milieu des ruines encore fumantes lorsqu'il eut une révélation. Il se dit que tout ceci était trop facile, que si les elfes s’apprêtaient vraiment  à les attaquer ils n’auraient pas été pris au dépourvu de la sorte dans leur forteresse. Il avait vu le désarroi dans leur regard mais aussi l'incompréhension. Balgrog s’agenouilla, regarda ses armes pleines du sang et des morceaux de chair des vaincus puis se demanda si Kardrak avait dit la vérité…

La suite confirma ses dires, Kardrak avait subitement disparu pendant la bataille, personne ne l’avait revu, même les gobelins chargés de le surveiller.

Après cet événement, Balgrog ne fût plus tout à fait le même, il se rendit compte qu’il s’était fait manipuler et qu’il avait mené sa tribu à la guerre, ce qui le séparerait des autres peuples et lui ferait perdre de nombreux avantages vis à vis des chefs rivaux. Malgré leur victoire, son armée avait subit de lourdes pertes, les elfes possédant de puissantes protections magiques.

 Les Brolgors retournèrent à leur village, se barricadèrent et pansèrent leurs blessures. Balgrog regarda ses sujets et sut alors que l'apogée de son peuple avait pris fin. L'orque comprit que la fin était proche pour lui.

Les guerres éclatèrent dans tout le pays, de dangereuses créatures se mirent à errer, à se montrer plus souvent, dévorant sur leur passage tout être de chair et de sang. Les orques se coupèrent du monde tout en luttant pour leur survie.

Le temps a passé, les orques de Brolgor se sont habitués aux rudes conditions de vie. Des peaux vertes à la recherche d’un foyer ont été accueillies au sein du groupe de survivants.

Dans les environs, un village humain s’est construit dans une ancienne place forte, certains y vont pour faire du troc et boire quelques tonnelets de bière, renouant avec les anciennes habitudes.

Balgrog est vieillissant mais il est toujours considéré comme un chef valeureux et respecté par son peuple.

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Edition 1 : Tout se passé bien pour les peaux vertes jusqu’à l’arriver de Rothball le Malaxeur, Enragé, Forcené, celui-ci était méconnaissable. Ayant abusé de sa drogue de rage, celle-ci lui avait donné une telle force et une tel conviction que rien ne pouver le raisonner, incontrôlable, celui-ci avait fini par mangé et trucider sa propre tribus. Il provoqua alors Balgrog en duel pour le titre de chef des brolgors, il savait que celui-ci ne pourrait refuser, cela aurait été un signe d’infériorité.

Un combat terrible eut alors lieu entre les deux molosses, mais rothbaal plus grand et plus fort mis à terre le respectueux Balgrog qui n’était déjà plus très jeune. Il prit alors le contrôle du clan et leur imposa de fabriquer de la potion de rage, ce qu’ils firent, ensuite ils en prirent presque tous et Rothbaal les envoya chasser les hommes afin de combler leurs appétits démesurés. Cela n’était pas bon pour les Orks, car ils se mirent à dos tout les peuples voisins les attaquant les uns après les autres.

Edition 2 : Du temps à passé, les Brolgors se sont soigné du mal qui les rongé, la potion de rage n'est plus.