EXODUS "Les Résonances du Voile" 3-5 Juillet 2026

Bienvenu à Exodus, le nouveau jeu proposé par l'association Terres Sauvages.
L'histoire se déroule 200 ans après les précédents événements. Venez incarner les vaillants survivants de l'exode qui devront désormais partir à la conquête des Terres Sauvages.
Le jeu se déroule du vendredi soir au dimanche après midi.
Nous proposons un forfait repas et la vente de boissons mais vous pouvez ramener les votre.
Les tarifs d'inscriptions sont :
- Jusqu'au 1 mars PJ = 70€
- Du 1 mars au 1 mai PJ = 80€
- Du 1 mai au 14 juin PJ = 90€
- Sur place PJ = 100€
- Différents tarifs PNJ et PPJ sont proposés sur le billetterie
- Forfait repas 35€ (à Fort Espérance)
Inscription à l'événement : https://www.billetweb.fr/exodus-2026-la-lumiere-divine

PNJ-PPJ ou PJ n'hésitez pas à nous contacter pour faciliter votre participation ^^ 
Si vous souhaitez vous inscire chez les peuples PPJ (personnages presque joueurs) des Drakmoriens, des Léprons et des Zerkers, contactez les RTO concernés en prenant  contact avec le profil de Terres Sauvages sur Facebook.
retour sur l'éditio de 2025 :
Le peuple Drakmorien dominait la cité de Fort Espérance, imposant sa loi et exploitant les habitants pour en extraire ressources et richesses. Leur règne de fer prit fin avec l’intervention du Roi d’Irmindir, protecteur des peuples libres, qui mena une offensive décisive et parvint à repousser les Drakmoriens jusqu’à leur forteresse d’Argaroth.
Leur chef, Varian, humilié par cette défaite, chercha à renforcer son armée. Après un nouvel échec, une voix obscure s’insinua dans son esprit, lui révélant le moyen d’invoquer un démon issu de Noct’Rel, le Monde Obscur, domaine des Voldors, entités du néant nourries par la ruine. Un rituel interdit fut mené dans le secret, exigeant le sacrifice volontaire d’un Drakmorien — un acte perçu comme un honneur suprême au service de leur chef.
Pendant ce temps, les habitants des Terres Sauvages œuvraient à leur survie : produire de quoi se nourrir, défendre leurs terres contre les pillards et les créatures rôdant autour de Fort Espérance.
C’est alors qu’un être énigmatique, Naeld’hin, apparut parmi les Lames du Pacte — une guilde née du chaos du Grand Chamboulement, unissant cinq aventuriers des duchés d’Ashenroche, Viridia, Ethelran, Sylvalombre et Noctebrume. (Les Lames du Pacte : défenseurs indépendants d’Actéon, liés par le serment de protéger les équilibres sans obéir à aucun seigneur ni dieu.)
Naeld’hin, être immaculé et amnésique, servit la guilde avant de recouvrer la mémoire : il était un Éluvar, venu d’Ilvanaar, le Royaume de la Pureté. Il retrouva Ashendar, un autre Éluvar exilé, et ensemble, ils révélèrent la véritable nature du conflit : les Voldors, menés depuis le Néant, tentaient d’affaiblir les frontières entre les mondes pour ouvrir une brèche durable vers Actéon.
Tandis que le Roi d’Irmindir consolidait son autorité sur Fort Espérance, l’équilibre du monde vacillait. Les forêts s’assombrissaient, les bêtes devenaient folles, et d’étranges portails apparaissaient, vomissant des créatures d’autres plans.
L’épisode culmina lors d’une bataille titanesque opposant les Drakmoriens menés par le Voldor Volkar aux peuples libres de Fort Espérance, sous la bannière du Roi d’Irmindir et la guidance de Naeld’hin. Après un affrontement dantesque, les Drakmoriens furent repoussés et Volkar vaincu.
Naeld’hin remit alors au Roi d’Irmindir la couronne perdue des Rois des Terres Sauvages, symbole d’unité retrouvée.
 
Les héros célébrèrent leur victoire à la taverne de Fort Espérance. Mais la joie fut teintée d’inquiétude…
Car déjà, des rumeurs parlaient de nouveaux portails s’ouvrant dans les profondeurs des forêts et sous les ruines d’anciennes cités. Des témoins affirmaient avoir vu la lumière d’Ilvanaar et les ombres du Noct’Rel se mêler dans le ciel, comme si les deux royaumes ennemis cherchaient à percer la membrane du monde.
synopsis de l'édition 2026 :
 

À ce moment où le Voile entre les mondes des Voldors, des Éluvars et celui d'Actéon cessa d’être une frontière pour devenir une plaie vivante, nul à Fort Espérance ne comprit immédiatement que quelque chose d’irréversible venait de commencer. La cité pensait avoir survécu au pire : les Drakmoriens avaient été repoussés, Varian avait fui, et le roi Aerion Vael’Kar d’Irmindir avait restauré un semblant d’ordre sur ces terres meurtries. Les habitants reprenaient leur souffle, croyant naïvement que la tempête s’était dissipée. Ils ne le savaient pas encore, mais leur crainte de l’inconnu, la peur de sortir de la relative sécurité de Fort Espérance pour repousser les forces adverses jusqu’aux tréfonds de l’endroit d’où elles viennent, fut à l’origine de biens plus gros problèmes.

Car dans les fissures du monde, quelque chose remuait encore. Les peuples des Terres Sauvages purent le ressentir.

Cela se manifesta d’abord par un frémissement presque imperceptible dans l’air, un souffle qui n’appartenait à personne. Puis une vibration étrange, profonde, comme si la réalité elle-même tentait de prévenir ceux qui marchaient dessus. Le Voile, membrane entre Actéon et les autres plans, vibrait… et cette vibration appelait deux forces que l’histoire avait reléguées aux mythes.

La première fut Naeld’hin, Éluvar d’Ilvanaar, porteur du Fana, une lumière si pure qu’elle semblait stabiliser tout ce qu’elle touchait. À son arrivée, les nuits devinrent trop claires, les ombres trop nettes, et ceux qui suivaient la Lumière sentaient leur esprit s’élever… tandis que les serviteurs des Voldors, eux, éprouvaient une faiblesse sourde, un déséquilibre intérieur, comme si le Fana brûlait ce qu’ils étaient.

La seconde fut encore une fois Volkar, Voldor de Noct’Rel, ramené au monde par un rituel interdit mené par les prêtres de la Furie Ardente. Avec lui, le Bore s’infiltra encore plus dans Actéon : une énergie vive et vorace qui rongeait subtilement la cohérence des choses. Ceux qui servaient Ilvanaar sentirent son arrivée comme un poids, une fatigue nouvelle, une lente dégradation de leurs forces.

Leur affrontement dépassa tout ce que les mortels pouvaient concevoir. Ce n’était plus une guerre de royaumes, mais une lutte cosmologique pour la stabilité même du monde.

Et cette lutte prit finalement forme à travers les Résonances du Voile.

Quatorze artefacts triangulaires. Sept baignés d’harmonie, sept rongés par la désintégration. Chaque prisme n’était pas qu’un objet : c’était un fragment vivant d’un autre plan, vibrant d’une intention propre.

Les Harmonies d’Aethilune, éclats de Lumière, avaient été ancrées dans sept lieux par l’Éluvar : quatre bases dressées dans les quartiers de Fort Espérance, trois autres installées chez les peuples alliés aux Éluvars dans les Terres Sauvages. Tant que leurs prismes reposaient sur ces bases, les fidèles de la Lumière demeuraient forts, protégés, lucides. Mais dès qu’une base restait vide, le Bore gagnait du terrain, et la santé des Éluvars et de leurs fidèles déclinait lentement, comme consumée par une fatigue sans nom.

Les Obscuries de la Trame-Morte, invoquées par le Voldor, étaient protégées ailleurs : sept bases dispersées chez les peuples loyaux aux Voldors, dont l’une trônait à Argaroth, sombre et obsédante. Les serviteurs de Noct’Rel puisaient force et clarté dans leurs prismes ; mais lorsque les bases demeuraient vides, le Fana, cette lumière insupportable, s’insinuait en eux, les affaiblissant, troublant leur volonté.

Cependant, lors de l’invocation de chacune des Résonances des deux entités, les perturbations occasionnées par la présence des deux magies adverses s'opposant dans la Trame induisirent une apparition aléatoire des prismes dans les Terres Sauvages, et ce, loin de leurs bases.

Chaque camp dépendait de ses Résonances pour survivre. Il va falloir les rassembler par tous les moyens.

Déjà, les explorateurs se lançaient sur les sentiers, suivant les pulsations étranges qui guidaient parfois leur instinct. Les fidèles d’Ilvanaar cherchaient à rassembler les sept Harmonies, espérant stabiliser le Voile, purifier le Bore, s’en protéger et empêcher l’ouverture d’un passage vers le Néant.

Les serviteurs de Noct’Rel traquaient les sept Obscuries, rêvant d’étendre la déchirure, de corrompre le Fana en s’en préservant, et d’inviter les forces du Néant à déferler sur Actéon.

Fort Espérance, au centre de cette confrontation presque invisible, changeait jour après jour. Les rues vibraient différemment selon les Harmonies en place. Parfois la lumière semblait tranchante, presque matérielle. Parfois l’ombre se tordait faiblement comme une créature affamée quand aucune protection n’était en place.

Les habitants, qu’ils soient soldats, priants, éclaireurs ou assassins, sentaient tous le même frisson : le monde était en train de basculer, et chacun d’eux, qu’il le veuille ou non, allait devoir choisir un camp.

Car désormais, chaque pas, chaque souffle, chaque nuit et chaque Résonance influencerait le destin d’Actéon.

Et tandis que les premières chasses commençaient, tandis que les fanatiques élevaient leurs chants et que les ombres semblaient écouter, la question qui hantait chaque être vivant n’était plus un murmure, mais une certitude qui brûlait au cœur :

De quel côté du Voile marcheras tu ?